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Il y a dix ans, 50 % des aciers n’existaient pas.

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Une mission sénatoriale sur les enjeux de la filière sidérurgique dans la France du XXIe  siècle est en cours. Pour quoi faire ? Les sénateurs François Grosdidier (LR) et Jean-Marc Todeschini (photo ci-dessus) chacun vice- présidents de cette mission, donnent leur sentiment. Le rapport sera rendu fin juin.

Pourquoi une mission parlementaire sur la sidérurgie du XXIe  siècle ?

Jean-Marc TODESCHINI : la sidérurgie, et donc l’acier, ou plutôt les aciers – on en dénombre plus de 3 500 –, sont indispensables à toute notre industrie ; du BTP aux instruments chirurgicaux en passant par l’automobile, etc. La filière n’est peut-être pas rentable mais elle est primordiale à l’économie de notre nation.

Que découvrez-vous au fil de vos visites et auditions ?

François GROSDIDIER : Trop de gens restent dans l’image de la sidérurgie de papa ou de Zola. Or, il s’agit d’un

 

secteur de pointe où la recherche est essentielle. Il y a dix ou quinze ans, plus de 50  % des aciers d’aujourd’hui n’existaient pas.

La filière est-elle menacée ?

Jean-Marc TODESCHINI : le marché de l’acier en France représente 1 % de la production mondiale. En Europe aussi, la filière est en déclin. Le marché est dominé par les Asiatiques avec l’Inde et la Chine. Et les règles ne sont pas les mêmes pour tous. C’est tout le problème.

François GROSDIDIER : pourtant, la France et tous les pays développés, ont beaucoup d’atouts à faire valoir par rapport aux pays émergents.Comment gagner en compétitivité ?

Jean-Marc TODESCHINI : en innovant et investissant. C’est précisément le message que nous voulons porter, aussi bien auprès du gouvernement français que de l’Europe. Il y a aussi la question de la taxe carbone. L’Europe impose des règles à son industrie et laisse les portes grandes ouvertes à la Chine et l’Inde qui ne sont pas soumises à ces règles. Cette année, Mittal paye 75 M€ de taxe carbone. L’an prochain, ça sera 150 M€.

François GROSDIDIER : ni la France, ni l’Europe n’ont conscience de la nécessité d’une stratégie offensive pour cette filière essentielle. Pas plus que d’une stratégie défensive pour l’avenir de ses propres productions.

Laurence SCHMITT

Source:

https://www.republicain-lorrain.fr/economie/2019/04/15/il-y-a-dix-ans-50-des-aciers-n-existaient-pas

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