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La balance commerciale des équipements automobiles est passée dans le rouge sur les cinq premiers mois de 2016

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D’après une étude publiée par les Douanes, la balance commerciale des équipements automobiles est passée dans le rouge sur les cinq premiers mois de 2016, avec un déficit de 100 millions d’euros, contre un gain de 700 millions sur l’ensemble de 2015. Une première, puisque le secteur était un contributeur invariablement positif au commerce extérieur français. La dégradation s’est faite en quelques années : en 2010, le secteur délivrait encore un excédent record de 3,1 milliards d’euros. Une activité à « forte valeur ajoutée », soulignent les Douanes, puisqu’elle regroupe les systèmes de réduction des émissions polluantes, d’interface homme-machine, de transmissions et autres composants d’après-vente. Un univers qui concerne 5 300 exportateurs en France, dont les trois premiers groupes industriels représentent plus du quart de la valeur totale.

La raison de cette dégradation est surtout à chercher dans la croissance des importations de pneumatiques, qui ont augmenté de 6 % par an en moyenne de 2005 à 2015, selon les Douanes. « Le secteur est responsable de l’essentiel de la dégradation du solde des équipements automobiles en dix ans », juge l’étude, qui note que, en dix ans, le solde des échanges de pneumatiques est passé d’un bénéfice de 600 millions d’euros à un déficit du même montant. Outre la réduction de capacités en France – restructurations chez Michelin, fermeture de Continental à Clairoix, de Goodyear à Amiens -, la balance est affectée par la montée en puissance de l’Allemagne, des pays de l’Est, de l’Asie, avec l’arrivée de plus en plus importante des gommes chinoises, qui laminent les marges des industriels français et européens, notamment dans les poids lourds. D’autres équipements contribuent à la détérioration de la balance, comme les organes de transmission ou les équipements électroniques.

Dans l’ensemble, la tendance s’explique aussi par la « volonté des équipementiers de se rapprocher des grands marchés porteurs et de bénéficier d’un coût modéré de la main-d’oeuvre par la délocalisation des équipementiers automobiles dans le sillage des constructeurs », note l’étude. Valeo, Plastic Omnium, Faurecia, mais aussi les équipementiers de rang 2, ont certes davantage maintenu leur empreinte industrielle en France, mais ont lourdement restructuré, soumis à une pression de plus en plus forte de la part de leurs donneurs d’ordres. Ce n’est pas un hasard si le déficit de la branche se concentre surtout dans les échanges avec les pays de l’Est (1,7 milliard d’euros sur dix ans). Maigre consolation, le solde reste excédentaire avec l’Amérique. (ECHOS 18/7/16)

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