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LEXIQUE DES LUBRIFIANTS DE A-Z./- DICTIONNAIRE DE LA LUBRIFICATION.

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A

Abrasion :

Si des surfaces de contact ne sont pas suffisamment lubrifiées, leurs surfaces subissent un phénomène d’abrasion permanent. Selon la charge des surfaces de contact, la perte de matière peut être plus ou moins lente ou rapide. Une lubrification appropriée peut empêcher l’abrasion ou, du moins, la ralentir.

Absorbants :

Après une pollution ou une fuite de produits chimiques ou d’huile, il convient d’agir rapidement pour éviter des dommages environnementaux étendus. Les absorbants contribuent à la sécurisation efficace de liquides écoulés de tous types. En raison de leur grande surface, ces matières poreuses peuvent fixer les matières étrangères par les forces de liaison moléculaires. Une extension ultérieure des matières écoulées est ainsi empêchée.

Abaisseur de point d’écoulement :

Additif ajouté aux huiles minérales ou synthétiques pour en améliorer la fluidité.

ACEA :

Association des Constructeurs Européens d’Automobile. A remplacé les anciens CCMC et CLCA. Sert de référence à l’ensemble des industries automobiles pour les spécifications concernant les carburants et les lubrifiants. A créé les normes pour lubrifiants : E1-96, E2-96, E3-96 etc pour les moteurs à essence, B1-96, B2-96, B3-96 etc pour les moteurs Diesel légers.

AdBlue :

AdBlue est un agent réducteur de NOx constitué d’une solution d’urée très pure qui, à l’aide d’un catalyseur, réduit les oxydes d’azote polluants présents dans les gaz d’échappement des véhicules utilitaires. AdBlue est dès lors un composant indispensable pour les opérateurs de flottes et les constructeurs, précisément aussi au vu des mesures internationales concernant la régulation des gaz d’échappement. AdBlue ne peut pas être rempli dans le réservoir propre à carburant, mais bien dans un réservoir supplémentaire intégré dans le véhicule.

Additifs :

Les propriétés du mazout et des carburants diesel peuvent être nettement améliorées par des additifs. Il s’agit de certains compléments, qui selon le besoin, produisent certains effets. Les additifs servent par exemple à diminuer les dépôts et la formation de bactéries, à améliorer la combustion, à optimiser la stabilité thermique ou à agir comme protection contre la corrosion.

Additifs de protection contre l’usure :

Pour prévenir l’usure des surfaces, des lubrifiants peuvent être dotés d’additifs spéciaux. Ceux-ci font en sorte de former une couche protectrice sur les surfaces qui maintient l’adhésion des partenaires de friction. Dans ce contexte, les additifs peuvent régénérer constamment la couche protectrice, c’est-à-dire protéger durablement contre l’usure.

Additifs pour mazout :

Les propriétés du mazout peuvent être nettement améliorées par des additifs.
Il s’agit de compléments qui, selon le besoin, produisent certains effets. Les additifs pour mazout peuvent être utilisés comme agents améliorant la combustion, comme protection antigel ou comme stabilisateurs pour l’entreposage. Dans le cadre de ces fonctions, les additifs pour mazout contribuent à diminuer la formation de suie, à optimiser la combustion ou à maintenir la fluidité aux basses températures.

Adhérence :

Les graisses lubrifiantes forment un film lubrifiant pour protéger contre la friction mécanique et l’usure. Ce film lubrifiant continue, dans le cas idéal, à adhérer aux surfaces de friction. Grâce à sa viscosité relativement importante, la graisse ne s’égoutte pas des points de lubrification et continue à adhérer à cet endroit.

AFNOR :

Association Française de normalisation. Organisme chargé d’établir les normes de qualité des produits de l’industrie.

Améliorant d’indice de viscosité :

Additif chimique destiné à diminuer la chute de viscosité des huiles lorsque la température augmente. Ces additifs sont constitués par des polymères en solution dans une huile minérale.

Agents améliorant la combustion :

Outre les agents rhéologiques et les agents améliorant la stabilité, des additifs pour le mazout peuvent aussi être utilisés comme agents améliorant la combustion : lors de la combustion du mazout, des résidus, par exemple la suie, sont produits. Des additifs qui servent d’agents améliorant la combustion diminuent la formation de suie. De cette manière, les propriétés de combustion du mazout peuvent être augmentées.

Améliorateurs du point d’écoulement :

Les améliorateurs du point d’écoulement optimisent la fluidité de l’huile aux basses températures. Ceci a lieu parce que les molécules de l’améliorateur du point d’écoulement enveloppent les plus petits cristaux de paraffine et empêchent ainsi leur propagation ultérieure.

Antigel :

Substance chimique destinée à abaisser le point de congélation de l’eau. La plus utilisée est à base de monoéthylène glycol additionné d’inhibiteurs de crrosion. Le monoéthylène glycol est toxique.  Il existe un produit de base pour antigels non toxique : le monopropylène glycol.

Antioxydant :

Additif destiné à améliorer la résistance à l’oxydation des huiles. Leur durée de vie est ainsi multipliée par 2 à 5 suivant la nature de l’huile et de l’additif. En raison de sollicitations physiques et chimiques, l’huile peut modifier et altérer ses propriétés avec le temps. Outre d’autres propriétés souhaitées, les additifs peuvent également faire office d’antivieillissement pour les huiles. Après une longue utilisation, ces additifs sont également consommés. Dans ce cas, l’huile doit être changée.

Antimousse :

Additif destiné à diminuer la quantité de mousse formée des les huiles par inclusion d’air.

Antiusure :

Additif qui, ajouté au lubrifiant, diminue l’usure des pièces en contact.

API :

Américan Petroleum Institute. L’API a établi une classification des huiles pour l’automobile suivant l’usage auquel elles sont destinées. S pour le moteurs fonctionnant principalement à l’essence. C pour les huiles pour moteurs diesel.

AEROMETRE :

Instrument destiné à mesurer la densité des liquides. il est constitué d’un bulbe en verre lesté, surmonté d’une tige graduée en valeurs de densité. L’immersion plus ou mooijns profonde de l’aéromètre permet une lecture directe de la densité à une température donnée.

AROMATIQUES :

Famille d’hydrocarbures se présentant soous la forme d’un ou plusieurs cycles insaturés. Le plus simple des hydrocarbures aromatiques est le beneène dont la formule est :

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C’est dans cette famille que l’on trouve les PNA ou polynucléaires aromatiques présents dans les huiles insuffisamment raffinées. Les composés aromatiques sont des agents cancérigènes très actifs.

ASLE :

American Society of Lubrication Engineers : association des ingénieurs de la lubrification.

ASTM :

American Society for Testing of Materials : association de normalisation américaine.

ATF :

Automatic Transmission Fluids. / GM fut le premier constructeur à exiger des fluides spéciaux pour ses boîtes de vitesses automatiques. Ces exigences font actuellement office de normes internationales, bien que d’autres constructeurs tels que Ford aient des exigences légèrement différentes. La première exigence fut établie en 1949; ce sont les fluides ATF type A. Cette norme fut supprimée et remplacée par l’ATF type A suffixe A en 1957. Cette nouvelle norme donna satisfaction jusqu’en 1967. C’est à cette date que GM introduisit dans sa norme la notion de comportement sur les joints et la fluidité à basse température. La norme Dexro B satisfait aux besoins jusqu’en 1972, date à laquelle fut publiée la norme Dexron ll ou llD. Les fluides Dexron ll sont utilisables dans toutes les boîtes automatiques GM et les transmissions Allison. D’autres constructeurs se réfèrent aux spécifications GM. Les autres normes pricipales sont FORD M2C 3F et M2C 33G. / DB p. 236.2; 236.4; 236.7.

 

 

B

Bisulfure de molybdène :

Lubrifiants solide se présentant sous la forme d’une poudre fine foncé. Il est utilisé comme additif à certaines huiles et graisses pour en renforcer les propriétés de friction. Le bisulfure de molybdène permet de lubrifier jusqu’à une température de 400°C. environ. En effet il commence à se décomposer au delà de 450°C.

Bitume :

Résidu de distillation du pétrole se présentant sous la forme d’une masse amorphe noire et compposée d’hydrocarbures lourds. Le bitume est utilisé dans certains lubrifiants économiques pour câbles ou engrenages.

Biocide :

Terme général popur définir des substances chimiques destinées à lutter contre la prolifération des microorganismes dans les fluides de coupe.                                                                                                       Deux grandes familles peuvent être distinguées :                                                                                                                                                                                                                                                                                            - Bactéricides destinés à lutter contre la prolifération des bactéries.                                                                                                                                                                                                                                                      - Fongicides destinés à lutter contre la prolifération de levures et champignons.

Bactéries :

Microorganismes du règne animal se développant dans les millieux aqueux (les fluides de coupe par exemple). Les bactéries sont aptes à dégrader les molécules de substances organiques popur en retirer les éléménts nutritifs dont elles ont besoin. Il existe de nombreuses familles de bactéricides dont certaines sont pathogènes.

Biostatique :

Substances résistant à la dégradation par les bactéries ou les fongis. Ces substances sont utilisées dans certains fluides de coupe pour limiter la prolifération bactérienne.

Biostable :

Fluide de couope aqueux contenant des substances biostatiques permettant de prolonger leur durée de vie par un ralentissement de la prolifération bactérienne.

Biodégradabilité :

Propriété qu’ont certaines substances chimiques de se laisser décomposer et absorber par les bactéries. Dans les fluides de coupe aqueux, cette propriété peut être intéressante après l’utilisation. Un fluide biodégradable peut être rejeté dans les eaux de surface après simple dilution. La biodégradilité s’évalue par la détermination de la DBO (demande biochimique en oxugène).

Black sludge :

Le black sludge ou boue noire est le résultat d’un mélange et d’une agglomération de résidus de combustion avec d’autres éléments de pollution.

C

CCMC :

Comité des Constructeurs d’Automobiles du Marché Commun.

CCS :

Cold Cranking Simulator. Appareil de laboratoire servant à mesurer la viscosité à basse températuer des huiles moteurs. Cette viscosité détermine le grade SAE XW.

CEC :

Comité Européen de Coordination. Organisme chargé de coordonner les études et les méthodes d’essai entre les constructeurs automobiles et les fabricants de lubrifiants.

Cendres oxydées :

Résidu non combustible, non volatil, obtenu après combustion et  chauffage de l’huile à 750-800°C en présence d’un excès d’air. Déterminées sur les huiles minérales pures, elles permettent d’évaluer la qualité de l’huile. Déterminées sur une huile additivée, elles permettent la détermination de la nature des additifs (dans certains cas seulement).

Cendres sulfatées :

Résidu obtenu après combustion/oxydation de l’huile à 600°C et sulfatation au moyen d’acide sulfurique concentré. La mesure des cendres sulfatées permet de déterminer la quantité d’éléments métalliques tels que le calcium, le baryum, le magnésium, le sodium et le zinc.

Centipoise (cP) :

Unité de mesure de la viscosité dynamique des fluides, à basse température. Est égale à 1 milliPascal-seconde.

Centistok (cSt) :

Unité de mesure de la viscosité cinématique des fluides. 1 centistoke est égal à 1 mm2/s. La viscosité cinématique est égale à la viscosité dynamique divisée mar le poids spécifique.

Classes SAE :

La Society of Automotive Engineers (SAE) américaine est une association d’ingénieurs indépendants qui répartit les huiles moteur et pour transmissions pour le domaine automobile dans des classes de viscosité. La fluidité des huiles est caractérisée pour les hautes et les basses températures. Dans ce contexte, des huiles monogrades et multigrades sont distinguées.

CODEX :

Pharmacopée française: c’est un document qui reprend toutes les normes et exigences des matières premières et produits finis pour l’industrie pharmaceutique.

Compatibilité :

Un fluide est dit ccompatible avec un élastomère (matière dont sont constitués les joints) lorsqu’il n’a pas d’action néfaste sur cet élastomère. Les actions néfaste pouvant se manifester sont : le gonflement dû au pouvoir solvant trop important du fluide, ou le durcissement dû à l’extraction des plastifiants de l’élastmère par le fluide.

Comportement viscosité-pression :

Les fluidités d’une huile peuvent être modifiées en fonction de la température ou en fonction de la pression exercée sur le film lubrifiant. Lorsqu’une forte pression est exercée, la viscosité des huiles augmente généralement. Une viscosité augmentée peut faire que le film lubrifiant augmente sa portance.

Comportement viscosité-température :

Lorsque la température augmente ou diminue, la viscosité des lubrifiants est modifiée. Si la température augmente, la viscosité diminue, tandis que la viscosité augmente si la température diminue. Souvent, un lubrifiant est particulièrement approprié lorsque sa viscosité ne change pratiquement pas alors que les températures sont fluctuantes. Le comportement viscosité-température est mesuré par l’indice de viscosité.

Consistance (des graisses) :

La consistance d’une graisse est exprimée par un nombre égale à la pénétration en dixième de mm, d’un cône normalisé dans des conditions de temps et de température définies. bLes graisses sont classées d’après leur consistance suivantleur grade NLGI (voir ce terme).

Corrosion par piqûres (pitting) :

Le phénomène de « pitting » désigne les dommages aux tables de cylindres et autres matériaux qui sont caractérisés par des parties enlevées de la surface. Les causes de bris peuvent résider par exemple dans une lubrification insuffisante, une humidité élevée de l’air ou la présence de corps étrangers dans les lubrifiants.

D

DEF-STAN :

Normes militaires britaniques.

Degré centigrade ou celsius :

Unité de mesure de la température suivant l’échelle établie par Celsius où l’eau gèle à 0°C et bout à 100°C.

Degré farenheit :

Unité de mesure de la température suivant l’échelle établie par Farenheit. Sur cette échelle le point de congélation séparée de l’eau est 32°F et son point d’ébullition 212°F.

degrés Farenheit = (degré Celsius x 9,5) + 32

degré Celsius = (degré Farenheit – 32° x 5/9

Densité :

Les huiles peuvent présenter différents niveaux de densité. Plus la viscosité est élevée et plus la densité l’est également. A contrario, le niveau de densité diminue avec la qualité croissante du degré de raffinage. C’est ainsi que des huiles paraffiniques présentent, par exemple, une densité inférieure aux huiles à base naphténique. La densité d’une huile peut être calculée comme le quotient de la masse et du volume pour une température spécifique. C’est pourquoi il est nécessaire, lors de l’indication des valeurs de densité, d’indiquer également une température à laquelle la valeur se rapporte.

Déparaffinage :

Le mazout contient des paraffines qui se cristallisent aux basses températures. Ceci peut entraîner des obstructions dans les filtres et les conduites. Pour que les huiles conservent également leur fluidité aux basses températures, elles doivent être déparaffinées. Pour dissoudre la paraffine présente dans l’huile, un solvant spécial est ajouté. Le mélange est ensuite refroidi de manière à ce que des cristaux de paraffine se forment qui peuvent être filtrés par différents procédés. La paraffine obtenue peut être réutilisée de multiples façons. Il arrive fréquemment qu’elle soit utilisée comme combustible pour le scellement ou pour la conservation.

Désémulsibilité :

Capacité d’une huile contenant de l’eau à rejeter totalement l’eau émulsionnée. Cette propriété est particulièrement importante dans le cas des huiles hydrauliques et des huiles pour compresseurs.

Détergents :

Lors de la combustion dans les moteurs, des résidus sont créés comme la suie, des composés acides, de l’eau ou des restes de carburant. Ces résidus peuvent se déposer sur certaines parties du moteur et entraîner des dommages considérables. Les détergents agissent comme des produits de nettoyage qui neutralisent les composés acides et empêchent les dépôts de résidus.

Dexron :

Dexron est une marque déposée de la Général Motors Corporation désignant les huiles destinées à la lubrification des boîtes de vitesse automatiques de sa fabrication. Ces lubrifiants sont colorés en rouge pour faciliter leur identification rapide en cas de fuite.

Dilution :

Terme utilisé dans le domaine des huiles moteurs et désignant l’introduction de carburant ou combustible imbrûlé dans le lubrifiant pendant le fonctionnement du moteur.

DIN :

Office de normalisation de l’ancienne République Fédérale Allemande.

Dispersants :

Tout comme les détergents, les dispersants doivent empêcher des dépôts sur les pièces des moteurs. Ceci a lieu en enrobant les salissures solides et liquides créées et les maintenant en suspension dans l’huile.

Distillation atmosphérique :

La distillation atmosphérique est un procédé standard de l’industrie chimique pour la séparation de mélanges liquides. Elle utilise l’équilibre des phases des composants entre la phase vapeur et la phase liquide. La séparation a lieu selon les points de fusion des composants qui sont conditionnés par la structure chimique (interaction moléculaire) et la taille des molécules.
Le mélange de liquides est échauffé de manière à ce que les composants à ébullition facile s’enrichissent au cours de la phase vapeur et les corps à ébullition difficile au cours de la phase liquide.

Distillation sous vide :

Lors de la distillation d’huiles brutes et minérales, on distingue la distillation atmosphérique et la distillation sous vide. Dans le cas de la distillation sous vide, les résidus de la distillation atmosphérique sont échauffés et subdivisés en différents produits sous un vide, c’est-à-dire sous une pression abaissée. La distillation sous vide offre l’avantage de ménager particulièrement les liquides. Un champ d’application principal se situe dans la séparation des hydrocarbures dans la raffinerie de pétrole. Les produits obtenus à partir de la distillation sous vide sont les huiles pour cylindres, broches et neutres.

DBO (Demande Biochimique en Oxygène)

La DBO est la quantité d’oxygène consommée par des bactéries pour dégrader complètement une quantité déterminée de substance organique.

DCO (Demande Chimique en Oxygène)

La DCO est la quantité d’oxygène produite par un réactif pour transformer une quantité déterminée de substance organique en produits simples, c’est à dire en anhydride carbonique et en eau.

E

Emulgateur :

Un émulgateur est une substance tensioactive permettant de disperser un liquide ou un solide, appelé phase dispersée dans un liquide appelé phase continue. On distingue 4 trypes d’émulgateurs, suivant leur polarité et la zone de pH dans laquelle ils exercent leur action.

émulgateur anioniques : composés d’une partie lipophile (soluble dans l’huile) de charge négative (anion) et d’une partie hydrophile de charge positive appelée cation. Celle-ci peut être un métal ou un radical organique, par exemple une amine. Ils agissent à des pH supérieurs à 7.

émulgateurs non ioniques : ce sont des molécules organiques constituées d’une partie lipophile et d’une partie hydrophile non chargée électriquement. Ils agissent sur près de la totalité de l’échelle de pH.

          – émulgateurs cationiques : ce sont des molécules constituées d’une partie lipophile chargée positivement et d’une partie hydrophile chargée négativement. Ils agissent à des pH infériieurs à 7 (milieu acide).

- émulgateurs amphotères : ce type d’émulgateur comprend une partie lipophile comportant deux fonctions, l’une négative, l’autre positive. Ils seront anioniques ou cationiques suivant la zone de pH du milieu où ils se trouvent. Lorsque le pH est inférieur à 7, ils seront cationiques, et lorsue le pH supérieur à 7 ils seront anioniques. Les plus utilisés dans la coupe des métaux sont les anioniques et les non ioniques.

Emulsion :

Dispersion d’un corps liquide ou solide appelé phase dispersée dans un liquide appelé phase continue. En lubrification, 2 types d’émulsions sont utilisés.

- émulsion huile/eau, où l’huile est dispersée dans l’eau. Ce type est utilisé dans la coupe des métaux.

émulsion eau/huile, où l’eau est dispersée dans l’huile. On utilise ces émulsions dans certains types de fluides difficilemsnt inflammables.

Electro-érosion :

L’électro-érosion est un procédé d’usinage sans copeaux pour les métaux durs à l’aide de courant électrique. Dans le procédé d’électro-érosion, la pièce à usiner et l’outil à usiner sont plongés dans un liquide diélectrique et rapprochés l’un de l’autre. Des impulsions de tension génèrent des étincelles disruptives qui provoquent l’enlèvement de matière souhaité.
L’utilisation de ce procédé permet de produire des formes complexes avec précision. Étant donné que toutes les matières conductrices d’électricité peuvent être usinées, l’électro-érosion offre de multiples possibilités d’usinage.

Engler : Unité de mesure de la viscosité utilisé dans le passé, et abandonnée depuis 1978. 1 degré Engler est égal au temps d’écoulement en secondes d’une quantité dterminée d’eau à une température donnée.

Epaississant :

Composé chimique organique ou inorganique dont la fonction est d’épaissir les huiles dans la fabrication des graisses. Les plus utilisés sont les savons de métaux alcalins (Na,Li) ou alcalino-terreuc (Ca, Ba). La quantité et le type d’épaississant utilisé déterminent les principales propriétés physiques des graisses :

- le point de goutte :

savon                                                                  point de goutte :

- Stéarate/oléate de calcium                                    80 à 105°C

- Hydroxystéarate de calcium                                130 à 150°C

- Hydroxystéarate de lithium                            environ 190°C

- Savon de sodium                                                   150 à 200°C

- Savon complexes de calcium                             230 à 260°C

- Savon complexes d’aluminium                         220 à 250°C

- Savon complexes  de lithium                             250 à 280°C

- Bentones – silice- carbone black                           infusibles

- la consistance est influencée par la quantité d’épaississant. Générement on utilise entre 5 et 15% d’épaississant.

la résistance au travail mécanique est déterminée par la structure et la dimension des cristaux d’épaississant. Les plus stables sont les graisses au savon de lithium qui ont une structure cristalline en aiguilles et courtes.

l’aspect superficiel de la graisse.

la résistance à l’eau. Les graisses sodiques sont peu résistantes à l’eau à cause de la solubilité des savons de sodium dans l’eau.

le pouvoir anticorrosion est partiellement influencé par la nature du métal utilisé pour saponifier l’acide gras. Les graisses au baryum ont le meilleur pouvoir anticorrosion.

Ester :

Huile de base synthétique résultant de la combinaison, sous certaines conditions de température et en présence de catalyseurs, d’un acide gras et d’un alcool. Les esters sont principalement utilisés dans les huiles pour aviation.

Leurs avantages sont : 

- faible volatilité pour une viscosité donnée

- indice de viscosité élevé

- bas point de congélation

- bon pouvoir solvant des gommes et vernis.

Ils présentent l’inconvénient d’avoir une action solvante sur la plupart des élastomères et donc de provoquer un gonflement excessif des joints.

Extrême pression (EP) :

Pression de contact élevées entre 2 pièces métalliques en  mouvement. Ces pressions peuvent atteindre plusieurs tonnes par cm2.

Exemples : engrenages hypoïdes de ponts de véhicules, contact outi / pièce en coupe de métaux. Ce terme est utilisé pour désigner les additifs et les lubrifiants les contenants qui permettent d’éviter le grippage et les microsoudures à la surface des pièces en mouvement soumises à de fortes pressions. Les additifs EP les plus utilsés sont des corps gras soufrés ouo chlorés, ainsi que des composés du phosphore.

 

Étanchéité :

Les graisses lubrifiantes protègent les points de lubrification par leur action d’étanchéité contre les influences extérieures, telles que encrassement, projection d’eau et humidité.

F

FMVSS :

Federal Motor Vehicle Safety Standard : organisme américain chargé de la sécurité sur le véhicules automoteur.

 

Fluidité :

La fluidité d’une huile représente l’une des propriétés physiques les plus importantes des lubrifiants. Elle peut être modifiée à différentes températures. Ainsi, une huile est habituellement plus épaisse aux basses températures et plus fluide aux hautes températures. La mesure de la fluidité est la viscosité. Une bonne fluidité est d’une grande importance, tant pour les installations au mazout que pour les moteurs de tous types. Lorsque la fluidité ne peut pas être maintenue par temps froid, des dommages énormes peuvent être causés au moteur ou à l’installation de chauffage. Pour garantir la fluidité d’un lubrifiant, différents additifs sont prévus. (Voir Viscosité)

Fongi :

Microorganisme du règne végétal appartenant à la famille des champignons. Les fongis se développent facilement dans des huiles de coupe en émulsion où ils trouvent leur nouriture. Ils forment généralement des peaux à la surface des émulsions.

Fongicide :

Biocide ayant une action destructrice sur les fongis.

Fongistatique :

Substance ayant une action inhibitrice sur le développement des fongis.

Freins immergés :

Système de freinage immergé dans l’huile. Ce type de freins se rencontre surtout sur les tracteurs agricoles.

Freins hydrauliques :

Système de freinage de véhicules fonctionnant au moyen d’un fluide hydraulique. Ce fluide peut être minéral ou synthétique.

Friction (frottement) :

Il y a friction lorsque les surfaces de corps solides se déplacent l’une contre l’autre. La puissance de la force de frottement dépend de la contrainte qui est exercée sur les corps ainsi que de leur qualité de surface. Si les surfaces sont plutôt rugueuses, des forces supérieures sont nécessaires pour que les surfaces puissent glisser l’une sur l’autre. La friction est souhaitée pour des processus techniques, par exemple, pour le freinage, mais n’est pas la bienvenue à l’intérieur des machines et des pièces de machines. Si une friction augmentée se produit entre deux surfaces à l’intérieur de machines, l’usure menace et donc des pertes lors de la production.

Frottement à sec :

Le frottement à sec décrit le glissement mutuel de deux surfaces sans adjonction de lubrifiants. Une usure très élevée peut se former en raison de ce frottement mutuel sans protection.

Frottement entre fluides :

Le frottement entre fluides est l’état souhaité aux points de lubrification, comme dans les guidages et les paliers. Si un film lubrifiant permanent est formé entre deux partenaires de frottement, les surfaces qui frottent l’une sur l’autre dans le cas contraire sont séparées l’une de l’autre. Dans ce cas, il ne devrait plus y avoir d’usure.

G

Gear oil :

Lubrifiant pour engrenages industriels ou de véhicule (boîte de vitesse, pont AR,…)

Glissières :

Système de guidage des pièces mobiles des machines outils.

Graissage centralisé :

Système de lubrifiaction d’une machine oou d’un véhicule à partir d’un réservoir unique de lubrifiant.

Graisse :

Lubrifiant composé d’huile minérale ou synthétique gélifiée au moyen d’une matière épaississante, insoluble et finement divisée. L’épaississant peut être organique (savon) ou inorganique (silice ccolloïdale, carbon black. Une graisse peut contenir des additifs spéciaux lui conférant des propriétés spécifiques.

Graphite :

lubrifiant solide composé exclusivement de carbone amorphe, se présentant sous la forme de micropailletttes. Le graphite forme sur les surfaces métalliques une couverture ayant la structure d’écailles de poisson se recouvrant partiellement.

Grade SAE :

Classe de viscosité d’huile moteur ou d’huile pour engrenage d’automobiles.

La classification SAE des huiles moteurs est :

Grade SAE
Viscosité dynamique maximale en mPa.s (cP) à une température de :
Limite de pompabilité Viscosité cinématique à 100°C en mm²/S (cSt)
Mini Maxi
0W
5W
10W
15W
20W
25W
3250 à -30°C
3500 à -25°C
3500 à -20°C
3500 à -15°C
4500 à -10°C
6000 à -5°C
60000 à -40°C
60000 à -35°C
60000 à -30°C
60000 à -25°C
60000 à -20°C
60000 à -15°C
3,8
3,8
4,1
5,6
5,6
9,3
20
30
40
50
60
5,6
9,3
12,5
16,3
21,9
9,3
12,5
16,3
21,9
26,1

Graisses lubrifiantes :

Grade ISO-VG :

(International Standard Organisation Viscosity Grade)

L’ISO a établi une classification des huiles industrielles selon leur viscisité.

Grade NLGI (National Lubrication Grease Institute – USA):

Le NLGI a classé les graisses d’après leur consistance mesurée par la pénétration d’un cône calibré et de dimensions définies dans la graisse à 25°C.

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Graisses lubrifiantes :

Tout comme d’autres lubrifiants, la grai e lubrifiante empêche, par la mise en place d’un film lubrifiant, que des surfaces métalliques n’entrent en contact mutuel aux points de friction. Cependant, la graisse lubrifiante possède des propriétés caractéristiques qui la différencient d’une lubrification à l’huile courante. De par sa viscosité importante par rapport aux huiles, la graisse lubrifiante est recommandée particulièrement pour des points de lubrification où des pièces ne se déplacent que lentement, sont peu sollicitées ou bien où le film lubrifiant d’huile risque de s’égoutter.

Grippage :

Si la lubrification est insuffisante entre deux partenaires de frottement, leurs surfaces peuvent souvent être soudées l’une à l’autre et sont très difficiles à reséparer. Une lubrification défectueuse peut ainsi entraîner des dommages considérables aux matières.

H

Huile auto-mélangeable :

Se dit d’une huile pour un moteur 2 temps contenant des additifs facilitant la miscibilité avec le carburant.

Huiles de base :

Les huiles de base sont les liquides de base qui sont utilisés principalement pour la fabrication de lubrifiants. Elles confèrent à l’huile lubrifiante finie ses propriétés fondamentales. Les huiles de base peuvent être des huiles minérales, des esters synthétiques, des huiles végétales, des poly-alpha-oléfines et des huiles d’hydrocraquage. Les huiles minérales sont utilisées de préférence étant donné qu’elles se caractérisent notamment par une bonne biodégradabilité et par leur fabrication à des coûts avantageux.

Huile blanche :

Huile pétrolière débarrassée de la totalité des constituants aromatiques. Ces huiles ont la propriété d’être totalement incolores.

- Les usages principaux sont :

- l’industrie textile, – / – les huiles pour transformateurs – / – les huiles pharmaceutiques.

Huile compoundée :

Lubrifiant contenant outre des huiles de base minérales ou de synthèse, des huiles graisses d’origine animale en proportions variables.

Huiles de coupe :

Des huiles de coupe peuvent être utilisées pour l’usinage complexe de matières telles que l’acier. Les huiles de coupe, en tant que forme particulière des lubrifiants réfrigérants, sont notamment utilisées dans le domaine de l’enlèvement de copeaux où l’action de refroidissement, mais aussi l’action de lubrification sont à l’avant-plan.
Selon le domaine d’application, plusieurs huiles de coupe sont distinguées. Les huiles de coupe non miscibles à l’eau empêchent la corrosion et réduisent la friction dans les processus d’enlèvement de matière. Des huiles à faible viscosité sont utilisées pour le meulage, tandis que les huiles à viscosité moyenne trouvent leur application dans le fraisage, le tournage ou le perçage. Les huiles de coupe à forte viscosité servent à augmenter la performance dans des enlèvements de matière très complexes.

Huiles d’estampage :

Pour un usinage précis des tôles en acier, on utilise des huiles d’estampage qui peuvent garantir des processus d’estampage complexes. Elles sont principalement utilisées dans l’industrie des métaux et sont proposées dans différentes versions. Des caractéristiques de qualité essentielles pour les huiles d’estampage sont de bonnes propriétés de découpage et de mouillage qui sont nécessaires pour l’estampage de tôles minces.

Huiles d’hydrocraquage :

Les huiles d’hydrocraquage sont souvent utilisées comme huile de base minérale pour les lubrifiants. Par rapport à d’autres huiles, les huiles d’hydrocraquage sont thermiquement plus stables, disposent d’une faible teneur en aromatiques et possèdent une viscosité favorable. Elles sont fabriquées par séparation catalytique ou thermique du pétrole.

Huiles ester :

Les huiles ester font partie des huiles synthétiques. Elles sont constituées de composés organiques d’alcool et d’acides et sont fabriquées en séparant l’eau. Grâce à leur composition chimique, les huiles ester peuvent absorber facilement l’eau et se décomposer ce faisant. Pour les influences humides, une partie de l’huile se redécompose en ses composants de base. En outre, les huiles ester se distinguent par leur résistance thermique, une bonne liquéfaction à froid et une tendance réduite à l’évaporation.

Huiles hydrauliques :

L’hydraulique, c’est la transmission d’énergie et de signaux à l’aide de liquides, appelés fluides. Dans ce contexte, une transmission continue et très précise des forces a lieu. C’est pour cette raison que les fluides hydrauliques sont utilisés dans de nombreuses industries. Les composants hydrauliques se retrouvent par exemple dans les techniques de manutention, l’usinage du bois, l’industrie alimentaire et d’emballage. Les huiles hydrauliques, outre leur tâche de transmettre la force, servent également à protéger les matières contre la corrosion. En outre, elles assurent une lubrification des surfaces et empêchent ainsi leur usure.

Huile hypoide :

Lubbrifiant E.P. destiné à la lubrification des engrenages hypoides.

Huiles isolantes :

Les huiles isolantes permettent aux transformateurs de fonctionner parfaitement dans une très large plage de températures. Ceci est dû à leurs propriétés diélectriques ainsi qu’à une bonne combustion thermique aux basses températures.

Huile monograde :

Lubrifiant pour véhicule à usage industriel ne couvrant qu’un seul grade de viscosité. Exemple : une huile SAE 30 ne couvre que le grade 30 de la classification SAE.

Huiles moteur :

Les huiles moteur sont disponibles dans de nombreuses variantes. Selon le type de moteur, des exigences différentes sont posées à l’huile moteur considérée. On distingue en particulier les huiles moteur pour les voitures particulières, les camions et les véhicules utilitaires, ainsi que pour les motos. Dans le domaine des voitures particulières et des camions, c’est surtout le pouvoir lubrifiant qui doit être garanti pendant le démarrage du moteur. Pour les motos et les scooters, les huiles moteur qui augmentent en particulier les performances deviennent de plus en plus importantes.
En outre, les huiles moteur qui sont dotées d’additifs déterminés peuvent également faire office de protection de nettoyage contre les dépôts dans les moteurs. Si aucune huile moteur appropriée n’est utilisée, le moteur peut être soumis à des dommages considérables qui peuvent aller jusqu’à la défaillance totale.

Huiles moteur deux temps :

Pendant le fonctionnement des moteurs deux temps, des quantités importantes d’huile moteur sont également brûlées. L’huile moteur usuelle étant plutôt consistante, elle ne se prête pas à une utilisation dans des moteurs deux temps étant donné qu’elle ne brûlerait pratiquement pas. L’huile moteur deux temps devient un mélange deux temps avec l’addition d’essence et devrait brûler complètement lors du fonctionnement du moteur. On distingue, pour l’alimentation en huile moteur deux temps, du moteur deux temps, entre une lubrification de mélange et une lubrification séparée. Pour la lubrification de mélange, l’huile moteur est déjà mélangée dans le réservoir avec le carburant selon un rapport déterminé. Pour la lubrification séparée, l’huile moteur provient d’un réservoir d’huile séparé qui est relié au réservoir de carburant par une pompe et n’est mélangé que pendant le fonctionnement seulement.

Huile mouvement :

Lubrifiant destiné aux graissages peu exigeants tels que les paliers lisses peu chargés.

Huile multigrade :

Lubrifiant pour véhicule ou à usage industriel couvrant plusieurs grades de viscosité. Exemple : une huile SAE 10W40 couvre les grades 10W – 15W- 20W- 30 et 40. Ce type de lubrifiant permet un service sur une plus grande échelle de température.

Huiles pour bancs d’usinage :

Les bancs d’usinage représentent un secteur dans la production. Les tables de travail pour des résultats de production optimaux doivent se déplacer de manière égale et exacte. La particularité du banc d’usinage repose dans le fait que le mouvement de friction s’effectue de façon linéaire entre deux niveaux reposant à plat.
L’huile pour bancs d’usinage assure que ces mouvements saccadés prévus s’effectuent avec exactitude. L’huile pour banc d’usinage doit éviter ce qu’on appelle le phénomène stick-slip (une saccade sous élasticité) lors du mouvement des tables de travail.

Huiles pour formage :

Les huiles pour formage sont utilisées dans l’industrie pour les travaux de formage et de coupe fine. Les domaines d’utilisation des huiles pour formage sont multiples. Elles trouvent par exemple une application dans les secteurs de la déformation à froid, de la déformation à mi-température ou de la coupe fine de matériaux de tous types. Dans ce contexte, les travaux de découpage et de formage seront facilités par l’utilisation des huiles pour formage. Les huiles pour formage se distinguent donc par leurs propriétés de découpage et de mouillage.

Huiles pour machines frigorifiques :

Dans les machines frigorifiques, un circuit thermodynamique est produit dans le but de générer des températures inférieures à la température ambiante. Les grandes fluctuations de température dans la machine frigorifique  soumettent les lubrifiants à des exigences particulières. Pour intervenir dans l’industrie, le compresseur de réfrigérant doit faire preuve d’une longue durée de vie. Le lubrifiant de réfrigération assure une lubrification continue et fiable des parties mobiles de la machine. Les huiles pour machines frigorifiques doivent être choisies en fonction de la construction et des caractéristiques des machines.

Huiles pour transmissions :

Les véhicules à moteur disposent de transmission pour modifier la force ou le couple. Une conversion se produit au cours de laquelle des forces importantes agissent sur les flancs des roues dentées, en présence simultanée de vitesses différentes de glissement et de roulement. Ces forces peuvent être canalisées en utilisant d’huiles de transmission appropriées. La lubrification de la roue dentée génère un film lubrifiant qui diminue la friction et l’usure de l’élément du moteur. L’harmonisation complexe des lubrifiants avec la transmission respective résulte en des caractéristiques et capacités complètes de l’huile pour transmission.

Huiles pour turbines :

Dans une turbine, un flux d’énergie est transformé en une énergie mécanique et une rotation. Les huiles sont utilisées dans de grandes centrales électriques afin de générer de l’énergie. Pour que les turbines puissent atteindre un degré élevé d’efficacité, des conditions environnementales optimales sont requises. Une contribution décisive à cet égard est apportée par les huiles pour turbines qui permettent des contraintes élevées et les protègent en service. Ceci est obtenu par la protection contre la corrosion et la diminution de dépôts dans les paliers de turbine et les vannes.

Huile soluble :

Lubrifiant contenant une huile de base, évetuellement des additifs, et un émulgateur permettant de l’émulsionner dans l’eau. Ces huiles sont principalement utilisées dans la couope des métaux.

Huile sulfochlorée :

1 – Huile grasse d’origine animale ou végétale sur laquelle ont été greffés des atomes de chlore et de soufre pour lui conférer des propriétés extrême pression.

2 – Huile de coupe contenant des huiles grasses sulfochlorées.

Huile usagée :

Au fil du temps, les huiles et les graisses modifient leurs propriétés et peuvent provoquer de graves dégâts à l’environnement si elles ne sont pas éliminées de façon conforme. Une élimination des huiles usagées professionnelle est importante après que les huiles ne sont plus utilisables pour l’usage initialement prévu, comme la lubrification et le refroidissement.

Hydrocarbures synthétiques :

Les hydrocarbures synthétiques agissent comme huile de base pour les lubrifiants. Les éléments des hydrocarbures synthétiques ont une structure plus uniforme que les huiles minérales naturelles.

I

Indice d’acide :

L’acide d’acide est un nombre correspondant au poids de potasse caustique nécessaire pour neutraliser l’acidité libre d’un corps gras. Il est exprimé en milligrammes de KOH (potasse caustique) par gramme de substance.

Indice de basicité :

Les huiles doivent disposer d’une réserve alcaline pour empêcher les corrosions acides des pièces de machines et de moteurs. L’indice de basicité d’une huile moteur caractérise la masse de cette réserve alcaline, à savoir la capacité de l’huile à s’opposer à la corrosion acide. Si l’indice de basicité régresse fortement, l’huile doit être remplacée.

Indice de cétane :

L’indice de cétane est une mesure de l’inflammabilité du carburant diesel. Plus l’indice de cétane est élevé, plus le carburant diesel peut s’allumer facilement. Ceci entraîne par conséquent une combustion plus silencieuse. L’indice de cétane des carburants peut être augmenté par des additifs spéciaux.

Indice conradson :

L’indice conradson est la quantité de carbonne restant après combustion de l’huile en vase clos et en absence d’excès d’air. Ce nombre est exprimé en %. Il indique la tendance à la cokéfaction de l’huile.

Indice de neutralisation :

L’indice de neutralisation indique la quantité d’hydroxyde de potassium qui est nécessaire pour neutraliser les acides contenus dans 1 g d’huile (DIN 51558). Les huiles lubrifiantes contenant des acides peuvent entraîner la corrosion et sont donc indésirables. Si la teneur en acide d’une huile de lubrification augmente constamment, ceci est un indice de vieillissement de l’huile. L’huile correspondante doit alors être remplacée le plus vite possible.

Indice de refraction :

L’indice de réfraction est un nombre représentatif de l’angle suivant lequel une substance réfracte un rayon lumineux passant au travers d’un prisme. C’est une caractéristique propre à chaque substance. L’indice de réfraction permet d’identifier les huiles et mesurer les concentrations d’émulsions ou de solutions.

Indice de saponification :

L’indice de saponification est un nombre représentatif du poids de potasse caustique nécessaire pour transformer une quantité déterminée d’acide gras en savon. Il est exprimé en mg KOH/g.

IP :

Institute of Petroleum : Institut du pétrole de Grande Bretagne.

ISO :

International Standard Organisation : Organisation Internationale chargée de coordonner les actions de normalisation et d’uniformiser les normes sur le plan mondial.

Indice de viscosité :

Avec l’indice de viscosité, on mesure le comportement viscosité-température des huiles. À cet effet, l’huile à étudier est comparée à une huile qui dépend moins et qui dépend plus de la température. Si la fluidité ou la viscosité dépend fortement de la température, l’huile obtient un indice de viscosité de 0. Si la dépendance à la température est très faible, une valeur de 100 est attribuée.

L

Substance destinée à empêcher le grippage et réduire le frottement de deux pièces en mouvement l’une par rapport à l’autre. Le lubrifiant peut être gazeux, miquide ou solide.

Lubrifiants industriels:

Les applications industrielles exigent beaucoup de la part des lubrifiants. Les machines utilisées dans l’industrie sont soumises à de fortes contraintes, comme les hautes températures et les grandes vitesses. Dans ce contexte, un objet important est d’éviter des arrêts de production parallèlement à des performances maximales. Les lubrifiants industriels spéciaux sont notamment les

  • huiles hydrauliques,
  • huiles pour transmissions industrielles,
  • huiles pour bancs d’usinage,
  • lubrifiants pour compresseurs d’air,
  • huiles pour turbines,
  • huiles pour machines frigorifiques.

Lubrifiants pour compresseurs d’air :

La compression de l’air donne naissance à de l’air comprimé. Celui-ci peut être à son tour utilisé comme vecteur d’énergie. La production efficace de l’air comprimé est la condition sine qua non de son utilisation.
Dans les processus de compression d’air, l’utilisation d’huiles pour compresseurs d’air est essentielle. Leur utilisation a permis de réduire et d’éviter les arrêts de production.

Lubrifiants réfrigérants :

Les lubrifiants réfrigérants peuvent être subdivisés en lubrifiants réfrigérants miscibles à l’eau et non miscibles à l’eau. Ils sont surtout utilisés pour les travaux de meulage, pour le tournage, le perçage ou, en général, pour les travaux exécutés avec des machines-outils. Selon le domaine d’utilisation, des exigences différentes sont posées aux lubrifiants réfrigérants. En particulier, ils devraient empêcher la friction par la lubrification et évacuer la chaleur. Ceci favorise la performance des pièces mécaniques et empêche une corrosion excessive. Pour pouvoir obtenir des propriétés plus spéciales comme une adhérence augmentée, les lubrifiants réfrigérants sont aussi enrichis d’additifs.

Lubrification :

Le sens et l’objet de la lubrification consistent dans une diminution du frottement et de l’usure entre les pièces des machines. Ceci a lieu par une séparation des éléments qui frottent les uns contre les autres par l’incorporation d’un lubrifiant dans le système de frottement.

Lubrifiant solide :

Substance solide généralement pulvérulente destinée à lubrifier deux pièces en mouvement l’une par rapport à l’autre. Les plus utilisés sont le graphite, le bisulfure de molybdène, le teflon.

Liquide de refroidissement :

Fluide composé d’eau et d’antigel destiné à être utilisé tel quel dans les circuits de refroidissement des véhicules automobiles. Le liquide de refroidissement offre une protection maximale contre le gel et contient généralement des inhibiteurs de corrosion. Il est utilisé comme antigel permanent.

M

Mazouts :

Les mazouts sont fabriqués à partir de portions difficiles à enflammer de pétrole et font office de combustible liquide. On opère une différence entre les différents types de mazout. Dans ce contexte, les degrés de densité, les proportions en cendre et en soufre peuvent être distingués les uns des autres.

Mesure de la viscosité :

Pour la détermination de la viscosité, on utilise des viscosimètres. Il existe différentes versions de ces appareils de mesure. Les viscosimètres les plus utilisés sont capillaires, à chute de bille et à rotation.

Micro-émulsion :

Les micro-émulsions sont des émulsions de lubrifiants réfrigérants mélangés à de l’eau qui comprennent deux liquides non miscibles. Dans ce contexte, l’un des composants est généralement un additif spécial qui confère au lubrifiant ses propriétés particulières. Par leur mélange avec l’eau, les micro-émulsions ont un aspect transparent qui permet l’observation des étapes de travail. Alors que pour d’autres lubrifiants réfrigérants destinés à une augmentation souhaitée de la performance, seule la concentration globale peut être augmentée, de faibles concentrations suffisent déjà pour la micro-émulsion.

Modificateurs de friction :

Additif ajouté aux lubrifiants liquides et destiné à en abaisser le coefficient de friction. Les modificateurs de friction peuvent être utilisés dans les huiles moteurs, les huiles pour engrenages, les huiles multifonctionnelles, les huiles pour le travail des métaux.

Miscibilité :

Aptitude de deux ou plusieurs liquides à former  une solution homogène lorsqu’ils sont mélangés entre eux. Ils peuvent être miscibles en toutes proportions, ou partiellement lorsqu’ils ne le sont que dans certaines proportions.

N

Naphteniques :

Voir « hydrocarbures ».

Nettoyants à froid :

Les nettoyants à froid sont des produits pour le dégraissage et le nettoyage de salissures d’huile  et de graisse à température ambiante. Ils contiennent généralement des solvants organiques, tels hydrocarbures, alcools et esters. Selon le domaine d’utilisation, les nettoyants à froid doivent disposer de caractéristiques spéciales de manière à éliminer de manière ciblée les impuretés sur les moteurs, pièces de machines, groupes et outillages.

Dans l’aviation, les nettoyants à froid servent, par exemple, à nettoyer les surfaces de pièces d’avions et de réacteurs qui présentent fréquemment des salissures typiques provoquées par des matières solides, huiles et graisses. Dans l’industrie de l’usinage des métaux également, les nettoyants à froid sont également fréquemment utilisés. Si les nettoyants à froid présentent une bonne capacité de fluage, il est également possible de nettoyer des endroits difficilement accessibles.

Nettoyants de freins :

Les nettoyants de freins sont des produits de nettoyage utilisés pour nettoyer et graisser des pièces de machine et de frein. Dans ce contexte, les dépôts comme les graisses, le goudron, les huiles, les résines et salissures similaires doivent être dissous. Après usage, le nettoyant de freins doit s’évaporer sans laisser de résidu. Il faudrait en outre veiller à ce que le produit de nettoyage utilisé n’attaque pas des matières comme les plastiques, le caoutchouc et les laques.

O

Onctuosité :

Aptitude d’un lubrifiant à empêcher tout contact entre les pièces qu’il lubrifie, par la seule cohésion du film qu’il forme.

Oxydation :

Réaction chimique de l’oxygène avec un autre corps chimique entrainant une dégradation superficielle ou profonde de ce corps. La rouille résulte de l’oxydation du fer. L’oxydation de l’huile se traduit par la formation de composés acides et d’une polymérisation des molécules d’huile. Celle-ci devient solide et forme des vernis.

P

Paraffines :

Les paraffines sont des molécules d’hydrocarbures à chaîne longue qui sont présentes dans l’huile minérale. Les paraffines sont d’abord fluides et présentent une bonne tenue à la combustion. Aux basses températures, on peut assister à la formation de cristaux de paraffine qui décolorent l’huile et entravent sa fluidité et sa filtrabilité. Pour empêcher la propagation de cristaux de paraffine, des additifs spéciaux peuvent être ajoutés à l’huile, ce qu’il est convenu d’appeler des agents rhéologiques. Dans le cas contraire, les cristaux de paraffine formés ne se dissolvent à nouveau qu’à pour des températures qui augmentent uniformément.

Plan de lubrification :

Une maintenance régulière est requise afin de garantir la performance efficace des machines et équipements. À cet effet, un plan de lubrification peut être établi qui indique les lubrifiants qui devraient être utilisés à un moment donné sur le site correct. Le plan de lubrification renseigne sur les intervalles d’entretien nécessaires et sur les exigences spécifiques des différentes applications.

Pénétration :

Caractéristique permettant de mesurer la conssistance d’une graisse lubrifiante. La pénétration peut être mesurée sur la graisse non travaillée ou travaillée, c’est à dire après malaxage mécanique. La pénétration travaillée est représentative de la consistance de la en cours de service. La pénétration se mesure en dixièmes de mm de pénétration d’un cône de dimensions et de poids déterminés dans la graisse à 25°C.

Pétrole :

Mélange d’hydrocarbure gazeux, liquides et solides, extrait du sous-sol de certaines régions du monde. L’origine du pétrole est très mal connue et plusieurs hypothèses ont été émises. La plus plausible est la décomposition de matières organiques sous certaines conditions de température et de pression.

pH :

Nombre abstrait représentatif de la concentration en ions (particules chargées électriquement) H+ ou H- dans une solution. Lorsque la concentration en ions H+ est plus forte que la concentration en ions H-, la solution est acide. Dans le cas contraire elle est basique ou alcaline. Les valeurs de pH inférieures à 7 sont acides, les valeurs supérieures à 7 indiquent une solution basique. A pH=7 la solution est neutre.

Point de flamme :

Le point de flamme est une mesure du risque d’incendie d’une matière. Il caractérise la température la plus basse à laquelle les vapeurs de substances réchauffées, par exemple l’huile, s’enflamment. Pour l’huile moteur, le point de flamme se situe à environ 180° Celsius, pour le diesel à 55-70°. Le point de flamme d’une huile est d’autant plus élevé que l’huile est plus visqueuse.

Point d’écoulement :

Le point d’écoulement indique la température à laquelle l’huile reste fluide ou peut encore être pompée à des températures qui diminuent.

Poly-alpha-oléfines :

Les poly-alpha-oléfines font partie d’un groupe d’huiles de synthèse qui sont obtenues à partir de la polymérisation d’éthyles ou par des processus pétrochimiques. Les poly-alpha-oléfines sont souvent un ingrédient des lubrifiants réfrigérants et présentent un point de flamme élevé et un point d’écoulement bas. En outre, ces huiles de synthèse se caractérisent par leur haute durée de conservation et leur résistance aux températures.

Polyglycols :

Les polyglicols (polyalkylène-glycols) se caractérisent en particulier comme lubrifiants en raison de leurs propriétés favorables. Il existe de nombreux types différents de polyglycols, les polybutylènes-glycols écologiques et les polynérisats mixtes d’oxyde d’éthylène/oxyde de propylène étant utilisés en particulier. Les polyglycols sont surtout appréciés par leur solubilité dans l’eau, leur comportement viscosité-température favorable et leur bonne résistance au vieillissement.

Pouvoir lubrifiant :

Le pouvoir lubrifiant d’un lubrifiant caractérise la portance de son film lubrifiant. Par une portance optimale du film lubrifiant, la friction entre deux surfaces est réduite au minimum et même empêchée. Le pouvoir lubrifiant doit toujours se référer aux conditions prévalentes, comme l’état de friction, la température de service ou la vitesse.

Produits liants d’huile :

Les produits liants d’huile sont des absorbants liquides ou solides qui contiennent des substances qui, en raison de la caractéristique de leur grande surface, se lient à des liquides par des forces physiques. Les produits liants d’huile sont le plus souvent utilisés pour l’aspiration de produits chimiques ou d’huiles minérales. Des produits liants d’huile spéciaux flottants sont également utilisés pour éliminer les huiles présentes sur les eaux. Étant donné que les liants d’huile adoptent les propriétés de leurs substances absorbées, il faut veiller à une élimination en temps utile des liants d’huile utilisés.

Prolifération des bactéries :

Tant dans les huiles lubrifiantes que dans le mazout de chauffage et les carburants diesel, des microorganismes peuvent être formés, comme des bactéries et des champignons. La prolifération de microorganismes est due à l’eau qui se présente généralement sous la forme d’eau de condensation dans le carburant ou dans le réservoir. Selon les conditions extérieures, comme la chaleur et l’amenée de lumière, les bactéries peuvent aussi se propager dans le carburant, ce qui entraîne notamment des obstructions et des corrosions. La formation et la multiplication des bactéries dans les huiles et les carburants peuvent être contrées par l’utilisation d’additifs spécialement développés.

Protection antigel :

Les additifs pour mazout peuvent agir comme une protection antigel. Pour leur stockage à l’extérieur de cuves à mazout, ceci est particulièrement pertinent. Si la cuve n’est pas suffisamment protégée contre le gel, des cristaux de paraffine sont susceptibles de se former et de décolorer le mazout. Des additifs peuvent empêcher ceci en abaissant la valeur limite de la filtrabilité du mazout et en entraînant une nette amélioration de la fluidité du mazout.

Protection contre la corrosion :

La corrosion désigne la réaction chimique ou électrochimique de surfaces métalliques avec des matières environnantes. On assiste ici à des dépôts qui modifient négativement les propriétés superficielles du métal. Pour protéger contre la corrosion, il est possible d’utiliser des additifs spéciaux qui se  déposent à l’instar d’un filtre de protection sur la surface métallique et forment une barrière pour les matières qui favorisent la corrosion comme l’oxygène et l’eau.

R

Raffinage :

Lors du raffinage, l’huile minérale est nettoyée. Les ingrédients indésirables du pétrole brut sont alors éliminés. Le raffinage peut être subdivisé en plusieurs étapes. L’objectif est toujours ici d’obtenir comme produit fini une huile la plus pure possible. Ensuite le pétrole brut est distillé, désulfuré puis raffiné au cours d’une dernière étape. On distingue trois modes différents de raffinage : le raffinage hydrogénant, le raffinage à l’acide et le raffinage au solvant, le raffinage à l’acide n’étant plus exécuté à l’heure actuelle.

Raffinage hydrogénant :

Lors du raffinage, c’est-à-dire le nettoyage d’huile minérale, on distingue divers procédés. Pour le raffinage hydrogénant, une amélioration des produits raffinés est obtenue par la fixation par addition d’hydrogène :
En raison du mélange et du réchauffement avec l’hydrogène dans un catalyseur, les composés soufrés sont transformés en acide sulfurique. Celui-ci est séparé au cours d’une étape suivante de l’hydrogène restant et du produit désoufré de manière à créer des produits différents. Ces produits sont ensuite raffinés une nouvelle fois ou transformés.

S

Solvants de graisse :

Les solvants de graisse sont une série de solvants organiques chimiques qui dissolvent bien les graisses et les huiles. Ils s’utilisent dans des domaines les plus divers. C’est ainsi qu’il existe des solvants de graisse spécialisés pour les machines, les plans de travail, les grandes cuisines, les fours et pour les surfaces de tous types. Les solvants de graisse doivent pouvoir éliminer des salissures tenaces de graisse comme les incrustations, la suie ou les huiles moteur, tout en manageant l’aluminium, les plastiques et d’autres surfaces.

Spray pour chaînes :

Les sprays pour chaînes sont principalement utilisés pour la lubrification de chaînes de moto. En cas de lubrification régulière, la durée de vie de la chaîne est augmentée par une protection contre la corrosion et une usure excessives.

Stabilité au cisaillement :

La stabilité au cisaillement décrit la résistance d’une huile multigrade à l’égard de la perte de viscosité persistante. Les forces de cisaillement se présentent par exemple dans les installations hydrauliques et modifient les propriétés de viscosité des lubrifiants Pour améliorer le comportement viscosité-température d’un lubrifiant, des additifs spéciaux lui sont souvent ajoutés. Si un lubrifiant conserve durablement sa viscosité sous des forces de cisaillement élevées, on parle d’une haute stabilité au cisaillement.

Stabilité chimique :

La stabilité chimique décrit la stabilité de composés chimiques. Les compositions chimiques qui peuvent rester très longtemps non modifiées sont désignées comme chimiquement stables. Les additifs et les liquides qui conservent leurs propriétés sur une durée étendue sont donc qualifiés de chimiquement stables.

Suie :

La suie est majoritairement composée de carbone et est un sous-produit des processus de combustion. Dans les poêles à mazout précisément, de la suie peut se déposer sur les parois et les vannes de la chaudière lors de la combustion. Les conséquences en sont une transmission de chaleur plus médiocre, ainsi que des conduites et des vannes obstruées. Pour limiter la formation de suie, des additifs spéciaux doivent être ajoutés au mazout.

T

TBN (Total Base Number):

Le TBN (Total Base Number), appelé également indice de basicité, est un indicateur de l’alcalinité d’une huile moteur. Lors de la combustion du carburant ou des oxydes d’azote, des constituants acides sont produits. Une huile moteur à laquelle on a ajouté des additifs alcalins est en mesure de neutraliser ces résidus de combustion. L’indice de basicité d’une huile moteur baisse continuellement. Si l’indice de basicité baisse de 40 %, un changement d’huile s’impose étant donné que l’huile n’est plus en mesure d’éliminer d’autres résidus acides.

Teneur en cendre :

Lors de la combustion de lubrifiants, des éléments de matières solides (cendres) subsistent comme résidus. La quantité de ces résidus est qualifiée de teneur en cendre. Elle est souvent indiquée en pourcentage massique et peut contenir des indications sur les additifs qui ont été ajoutés au lubrifiant correspondant.

Transformation du pétrole :

Le pétrole ou le pétrole brut est préparé par des procédés chimio-techniques et transformé en produits valorisables. La transformation du pétrole brut a lieu dans des raffineries.

Tribologie :

La tribologie s’occupe de thèmes de lubrification, d’usure et de frottement. Dans ce contexte, un intérêt particulier réside dans la diminution de l’usure et l’optimisation du frottement qui entraîne de nombreux avantages comme la durée de vie et la rentabilité des machines et équipements.

V

Viscosimètre à chute de bille :

Les viscosimètres à chute de bille sont des appareils qui déterminent la viscosité de différentes huiles. Un récipient avec par exemple un petit tuyau ou un cylindre est rempli d’huiles différentes. Ensuite, on mesure le temps dont une bille a besoin pour passer à travers l’huile remplie. L’huile qui présente la vitesse de chute la plus rapide de la bille est la plus accessible et est donc d’autant plus appropriée pour la lubrification.

Viscosimètre à rotation :

À l’aide d’un viscosimètre à rotation, la viscosité dynamique d’un liquide, comme l’huile moteur, peut être déterminée. Un corps est tourné à l’intérieur d’un liquide par un moteur. Dans ce contexte, le couple, ainsi que la vitesse de rotation et la géométrie du corps rotatif sont mesurés. Les corps rotatifs utilisés sont par exemple des cylindres, des plaques ou des billes.
En fonction du type de liquides à étudier et des températures de service, des versions différentes du procédé sont utilisées. C’est ainsi que pour l’étude de l’huile moteur du simulateur « Cold Cranking », on se sert aux basses températures de la méthode Brookfield et aux hautes températures de la méthode Ravenfield.

Viscosité :

La viscosité est la mesure de la fluidité d’une huile. Elle représente l’une des propriétés physiques les plus importantes des lubrifiants. Un degré élevé de viscosité caractérise une huile visqueuse tandis que des huiles à faible viscosité sont fluides.

Elle peut être modifiée à des températures  différentes. Ainsi, une huile est habituellement plus épaisse aux basses températures et plus fluide aux hautes températures.
Une bonne fluidité est d’une grande importance, tant pour les installations au mazout que pour les moteurs de tous types. Lorsque la fluidité ne peut pas être maintenue par temps froid, des dommages énormes peuvent être causés au moteur ou à l’installation de chauffage. Pour garantir en permanence une couche lubrifiante de protection entre deux surfaces qui frottent l’une contre l’autre, des degrés de viscosité différents sont nécessaires pendant le fonctionnement des machines. C’est ainsi que l’huile, en phase initiale, ne peut pas être trop épaisse ni trop fine aux températures de service. Pour garantir la fluidité d’un lubrifiant, différents additifs sont prévus. (Voir Fluidité)

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